La liste des attentes électorales des élu(e)s la MRC de Kamouraska est longue, mais ils souhaitent d’abord un gouvernement qui va reconnaitre formellement la compétence et l’autonomie municipale !

Élections provinciales: La liste des attentes électorales des élu(e)s la MRC de Kamouraska est longue, mais ils souhaitent d’abord un gouvernement qui va reconnaitre formellement la compétence et l’autonomie municipale !

Saint-Pascal, 2 septembre 2026 – La liste des attentes électorales de la MRC de Kamouraska est longue, mais à la base de tout, leur souhait est de voir un gouvernement qui va reconnaitre formellement la compétence et l’autonomie municipale. Les élu(e)s veulent que cela se reflète dans les lois, les règlements et les programmes du Québec. Ils veulent un gouvernement qui va formellement reconnaître le rôle du gouvernement de proximité que sont les MRC et les municipalités, qui va reconnaitre les particularités des régions et respecter pleinement leur autonomie dans l’exercice de leurs compétences.

Le fait d’avoir des fonctionnaires basés dans les bureaux de Québec et Montréal qui décident de la façon de s’occuper du territoire est totalement inacceptable. Les élu(e)s de la MRC demandent de régionaliser et de décentraliser le pouvoir décisionnel pour que les personnes sur le terrain et les élus en place puissent effectuer leur travail et prendre les meilleures décisions selon nos réalités propres. Qui d’autres connaît mieux le territoire en matière des besoins en immigration, en soins de santé, de la gestion des forêts, des aires à protéger, des orientations du développement économique, de l’habitation, des zones à développer dans les municipalités, etc., que celles et ceux qui y habitent ?

« C’est M. René Lévesque, à la fin des années 70, qui a créé les MRC, en d’autres mots, un gouvernement de proximité. M. Lévesque disait que l’on prend de meilleures décisions quand on est proche de son monde. Pauvre monsieur Lévesque, il doit se retourner dans sa tombe. On n’est plus là du tout, » mentionne la préfète élue de la MRC de Kamouraska, Mme Nancy Dubé.

Au cours des dernières années, on a vu apparaître des lois et leur application, que l’on appelle du « mur à mur » ou du « one size fits alls », sans égard aux particularités de chaque région.

« Il est important de rappeler que Montréal n’est pas le Kamouraska ! Chaque région est unique et le gouvernement doit le reconnaître et s’en rappeler dans l’élaboration de ses projets de loi », ajoute la préfète.

Par exemple, le Bas-Saint-Laurent est la région administrative la plus vieillissante au Québec après la Gaspésie. Cet aspect est important. Autre particularité, cette fois-ci en matière d’immigration, certaine région, comme la nôtre, dépende du roulement économique reliée au tourisme. Un plafond de 10% en immigration a été imposé à la grandeur du Québec (« mur à mur »); ce qui a grandement affecté nos restaurateurs, nos hôtels, etc., donc, aussi, la vitalité de la région. En 2025, le Bas-Saint-Laurent a eu des retombées de 345 millions $ grâce au secteur du tourisme. Ces données sont publiques et sont parlantes. Les élu(e)s de la MRC de Kamouraska invitent donc le gouvernement à faire preuve de jugement et de gros bon sens dans l’élaboration de ses projets de loi, des programmes et des règlements d’application.

Les élu(e)s invitent aussi les ministres à venir rencontrer les gens en région plus souvent, pas seulement à la veille d’élections, mais bien tout au long de leur mandat, afin de bien comprendre les réalités et les besoins de notre région; ce qui est impératif au bon fonctionnement d’un gouvernement. La préfète s’engage aussi à porter les messages haut et fort afin que les régions ne tombent pas dans l’oubli d’une gouvernance souvent axé seulement sur les besoins des grands centres.

Dans les prochains jours, les élu(e)s de la MRC de Kamouraska rencontreront, un à un, les candidats aux prochaines élections afin de leur présenter en détail leurs attentes et leurs préoccupations.