Profil socioéconomique

Le Kamouraska se présente comme une MRC moderne et multifonctionnelle. À l’image du Québec rural, le territoire ici n’est donc plus seulement un espace voué à la production agricole, forestière et énergétique. En 2016, la MRC comptait 1416 établissements de toute nature employant 10 185 personnes. Environ 67 % des entreprises sont composées de quatre employés et moins. Les secteurs primaire, secondaire et tertiaire représentent respectivement 11 %, 25 % et 64 % des emplois au sein des établissements localisés au Kamouraska. Une nouvelle génération d’entreprises se déploie grâce à l’apport des jeunes générations. Ces nouvelles entreprises sont de plus en plus flexibles et polyvalentes; elles produisent rapidement dans des marchés de niche; elles sont respectueuses de l’environnement alors que les résidus d’une production traditionnelle leur servent parfois de matière première. Ces entreprises, notamment en transformation alimentaire, sont souvent maillées entre elles et savent profiter de leur proximité et de leur ancrage au territoire.

Les atouts entrepreneuriaux du territoire

Le Kamouraska profite d’une agriculture dynamique. Les revenus bruts totaux générés en 2013 par les entreprises agricoles du Kamouraska représentent d’ailleurs les plus importants revenus de toute les MRC du Bas-Saint-Laurent. Le Kamouraska comprend également la plus grande superficie en culture ainsi que la plus forte densité d’unités animales par hectare de superficie de zone agricole au Bas-Saint-Laurent. L’agriculture joue un rôle structurant pour le milieu en maintenant des emplois, en qualifiant le paysage et en préservant une dynamique rurale. Cet héritage est gardé par certains musées, ses pratiques sont encore aujourd’hui célébrées et promues et la quête d’un perfectionnement en ce domaine demeure toujours très tangible. Le secteur manufacturier occupe une place importante avec la présence d’employeurs majeurs comme Aliments Asta, La Compagnie Normand, Groupe Gibo, Bombardier Transport et Kamco Construction. L’innovation entourant les procédés manufacturiers ainsi que les bioproductions représentent donc ici des créneaux porteurs d’avenir. Localisée à Saint-Pascal, la Tannerie des Ruisseaux demeure la dernière tannerie de cuir au Canada. Le secteur tertiaire constitue évidemment le plus important générateur d’emplois au Kamouraska. La Pocatière exerce ici une aire d’influence sur plusieurs villages environnants dans ce secteur d’activités en raison du bassin de population qu’elle dessert, mais aussi de sa vocation institutionnelle (Cégep, Collège de Sainte-Anne-de-La-Pocatière, ITA, école secondaire, centre hospitalier, évêché, bureaux gouvernementaux, etc.). Il faut noter que le Kamouraska compte sur la présence unique au Québec de 3 centres collégiaux de transfert de technologie (Solutions Novika, Biopterre et OPTECH). La ville de Saint-Pascal se démarque également comme un pôle de commerces et de services au cœur du Kamouraska. On y retrouve de nombreux commerces de détail ainsi que des établissements publics (école secondaire, centre administratif du CISSS BSL, MRC, Sûreté du Québec, centre de service du ministère des Transports du Québec, etc.). Enfin, le tourisme représente un moteur économique pour la région avec 1300 emplois. Les principaux attraits et événements du Kamouraska accueillent en moyenne 50 000 visiteurs à chaque été.

Les faits démographiques

famillesLe Kamouraska compte 21 073 citoyens (2016). La MRC de Kamouraska se situe dans la moyenne des MRC du Bas-Saint-Laurent. Sur une longue période, la baisse démographique concerne presque l’entièreté des municipalités. Par ailleurs, on constate des gains de population dans certains villages avec notamment l’arrivée de néo-ruraux et de jeunes familles. Actuellement, environ 20% des kamouraskois travaillent à l’extérieur de la MRC. Cette mobilité repose sur la présence d’agglomérations d’importance autant vers l’est que l’ouest du territoire, notamment Rivière-du-Loup et Montmagny. Le taux d’activité au Kamouraska se situe à 60 % alors que le taux de chômage s’établit à 6,9 %.